L’abeille fait plusieurs métiers au fil de sa vie. Elle est d’abord nourrice, puis elle fabrique la cire et nettoie. Ensuite elle devient gardienne et enfin butineuse quand elle sort visiter les fleurs.
L’abeille prend sur les fleurs le pollen et le nectar. Le pollen est la nourriture des jeunes abeilles. Le nectar qui est le jus sucré produit par les fleurs est pompé par l’abeille pour devenir du miel.
L’abeille engrange le miel pour les périodes froides ou sans fleurs.
Le pic-vert pendant les mois d’hiver, l’ours dans les pays froids, les papillons de nuit, l’homme parfois...
Les abeilles se donnent des explications en dansant. La forme de leur danse permet d’expliquer la position des fleurs par rapport à la ruche. Elles émettent aussi des bruissements différents avec leurs ailes, ou se transmettent des odeurs.
Danse, bruissement et odeurs sont les trois modes de communication, mais des informations sont aussi transmises par les antennes.
Une ruche compte une population d’environ 50 000 abeilles. La durée de vie des abeilles n’est que de six à huit semaines en pleine saison de butinage. Elle atteint plusieurs mois en hiver, lorsque la colonie vit au repos en raison de l’abaissement des températures et de l’absence de fleurs.
À l’intérieur de la ruche chaque abeille a un rôle défini en fonction de son âge.
Le miel peut être considéré comme le plus vieux dessert du monde. Les abeilles sont l’un des êtres vivants les plus anciens sur terre. Des fossiles trémoignent de leur présence, voilà 40 millions d’années. Lors des changements climatiques les abeilles ont parfois reculé, mais elles ont survécu et su s’adapter.
Pendant longtemps la récolte du miel ne fut pour les hommes qu’une chasse périlleuse. Mais très tôt, dès la préhistoire les hommes ont fait appel à la fumée pour apaiser les abeilles.
L’apiculture reste à mi-chemin entre la cueillette et l’élevage, jusqu’au XIXème siècle. Ce n’est qu’à cette époque que l’on commence à bien comprendre l’organisation de la ruche et à favoriser son développement, grâce à de nouveaux modèles de ruches. A la fin du XIXème siècle l’extraction du miel commence à se faire grâce à la force centrifuge, et non plus par pressage.
Le miel du Gâtinais s’est affirmé très tôt comme l’un des plus réputés en France. Les rois de France qui aimaient venir dans le Gâtinais lui ont donné ses premières lettres de noblesse. Puis au XIXème siècle les avancées techniques des apiculteurs du Gâtinais ont contribué à la production d’un miel de grande qualité. On a alors commencé à parler des miels surfins du Gâtinais, généralement les mieux payés du marché. Il s’agissait alors d’un miel à dominante de sainfoin et de trèfle incarnat. Aujourd’hui la flore a changé et le sainfoin est devenu rare. Mais le terroir demeure et le Gâtinais continue de produire des miels très recherchés, en particulier pour leur douceur et leur finesse.
Au musée vivant de l’apiculture gâtinaise, pour honorer la tradition, nous cultivons encore du sainfoin.
© Musée Vivant de l'apiculture gâtinaise
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